En plein cœur de l’hiver glacial à Canberra, le 11 août 2026, une manifestation contre la visite de Tô Lâm en Australie s’est déroulée devant le Parlement fédéral australien. Selon les informations fournies par les organisateurs, près de 100 personnes venues de plusieurs États se sont rendues dans la capitale pour y participer, brandissant des banderoles et scandant des slogans en faveur de la liberté, de la démocratie et des droits de l’homme au Vietnam. Ce n’était ni un week-end, ni une journée où le temps était clément, mais ces personnes étaient tout de même présentes. Peut-être parce que, pour elles, l’indignation qu’elles ressentent pour leur pays est plus brûlante que le froid de Canberra.

Les représentants de la communauté vietnamienne libre ont pris la parole tour à tour pour exprimer leurs préoccupations concernant la situation de la liberté, de la démocratie et des droits de l’homme au Vietnam, tout en s’opposant à la visite de M. Tô Lâm. Des chants tels que « Rendez-le au peuple » et « Vietnam, Vietnam » ont résonné dans les rues de Canberra. Auparavant, des actions de protestation avaient également eu lieu à Melbourne et à Sydney. Trois villes, de nombreuses voix, un même message : les problèmes liés aux droits de l’homme au Vietnam continuent d’être portés à l’attention de l’opinion publique internationale.
Il est à noter qu’une visite diplomatique, censée renforcer l’image et les relations du pays, s’accompagne de manifestations organisées par des Vietnamiens sur le sol australien même. La question qui se pose donc est la suivante : si ceux qui ont quitté le Vietnam doivent encore se tenir debout en plein hiver à Canberra pour parler de liberté et de droits de l’homme, ces voix sont-elles réellement entendues ? Les diplomates peuvent se serrer la main sur le tapis rouge, mais les banderoles dans les rues rappellent que derrière ces rencontres au plus haut niveau, il y a encore des










